Ode aux Gâteaux.

Les journées sont longues et se ressemblent ; le métro roule au ralenti, le RER s’arrête au milieu de la voie pour régulation (toutes les minutes) et j’ai hâte de rentrer à la maison. J’ai hâte de m’installer dans ma cuisine, de souffler quelques minutes en faisant claquer les œufs contre le rebord du saladier, en faisant tourner le robot (à toute vitesse) jusqu’à ce que la meringue brille et enfin de sentir l’odeur délicieuse d’un gâteau qui cuit dans le four (tu la sens aussi l’odeur, hein?).

Certains se laissent prendre par la télévision, d’autres jouent à Candy Crush pendant plusieurs heures ou dévorent un bouquin par semaine pour tenir le rythme ; moi, je ne peux m’empêcher d’imaginer la prochaine recette et de me mettre aux fourneaux dès que je le peux. Je me laisse inspirer par tout ce que je peux voir sur les réseaux et j’adapte des recettes connues pour en faire de vrais petits bijoux. Parfois, ça ne mène à rien. D’autres fois, je sors des merveilles.

J’ai une relation particulière avec la pâtisserie. Elle me détend comme elle m’anime. Elle me rend heureuse comme elle peut parfois m’exaspérer. La pâtisserie est précise et claire, elle ne peut se permettre une fausse note. Lorsque la farine est trop froide, ça fait des grumeaux (souviens-toi de la tarte au citron ..). Lorsque le bol n’est pas gelé, la meringue ne monte pas. Lorsqu’on prend une crème allégée, on ne fait pas monter une chantilly. J’aime sa rigueur tout autant que je la déteste, j’aime sa perfection comme je peux haïr ses failles. Je me reconnais dans son fonctionnement et j’aime m’associer à chaque recette pour en sortir une âme et de l’amour.

Vivre pour une passion permet de s’épanouir, d’être heureux. Je pense avoir trouvé la mienne après des années à me chercher à travers toutes sortes de sports et d’arts. Je n’avais pas à chercher très loin, mais juste à descendre voir ma grand-mère qui coupait les morceaux de pommes dans son normands, ou ma maman qui répétait toujours la même recette de gâteau aux marrons chaque vingt-quatre décembre. Un jour, je ferai de cette passion un métier et je partagerai à qui-veut la délicieuse odeur d’un bon gâteau.

 

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Âme curieuse et téméraire, prête à tout pour satisfaire sa curiosité et son incapacité à rester sur terre. Des mains pâtissières, un esprit imaginaire et des milliers d'idées à sortir sur la sphère.

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