C#4 ; Foot m’en une !

Le ciel est bleu, l’esprit est aussi vif qu’un coq et un sang rouge bat la chamade dans nos veines. Oui. Oui. Vous l’aurez compris. Ce soir, la France est en demie-finale de la coupe du monde (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!). Et allez savoir pourquoi, j’avais envie de vous en parler aujourd’hui. J’avais envie de vous transmettre mes plus forts sentiments de chauvinisme en cette période et de vous expliquer ce qui me donne des frissons lors de ces matchs (hormis la beau-goss-attitude de nos joueurs bleus).

Je ne suis pas une grande fan de foot, globalement. J’aime pas cette façon de se rouler par terre comme le fait très bien Neymar, j’aime pas le fait qu’ils soient payés des millions pour juste taper dans un ballon (aller, ça va, ils pourraient partager, dîtes pas le contraire) et j’aime pas non plus l’ambiance qui va avec les ligues de champion, la champion’s ligue (c’est la même chose Camille, voyons) ou encore la coupe de la ligue (et donc oui, pour moi, tout ça, c’est la même chose). Mais lorsqu’il s’agit de l’équipe nationale … là, c’est une tout autre histoire. Là, je comprends les règles et je les conteste. Là, je suis les matchs sans exception et j’engueule le moindre arbitre qui fait quelque chose de travers (alors que parfois le pauvre, il a bien raison – mais on ne touche pas à Mbappé). Là, je deviens une fan inconditionnelle. Et je trouve d’ailleurs que c’est le cas de beaucoup de français qui oublient toutes leurs différences et toutes leurs batailles pendant la coupe du monde – comme si ça n’avait plus d’importance.

N’est-ce pas extraordinaire que la France se transforme en monde de bisounours pendant quelques semaines ? Juste le temps de souffler, de ne penser à rien et de tous s’aimer ? Après des mois de grèves, je trouve que ça fait un bien fou.

Ce qui est aussi dingue avec cette coupe du monde, c’est ce besoin et cette envie de toujours sortir pour se retrouver (d’un coup, personne n’a d’excuses) et de faire vivre tous les bars d’autant plus qu’en temps normal. On relance l’économie les gars, juste parce qu’on a du mal à suivre un match sans avoir une bonne bière pour l’accompagner (qu’on soit là pour le gazon ou pour l’alcool, quoi qu’il arrive on s’en sort bien). Une fois de plus, tout le monde est content et y gagne quelque chose (surtout lorsque l’équipe gagne).

Historiquement, le français est chauvin. Je me souviens encore des débats que j’avais avec nos proches voisins (dont ceux qu’on rencontre ce soir) qui ne comprenaient pas qu’on parle encore avec autant de ferveur de 1998 … Je ne comprenais pas moi, pourquoi est-ce qu’ils n’en parlaient pas ! Ces moments de rassemblement et d’amour utopique rendent les citoyens heureux. Voilà pourquoi on ne veut pas oublier 1998. Parce qu’on n’a jamais été aussi heureux, tous ensemble, de gagner quelque chose. Petit à petit, cette ambiance se développe sur d’autres sports et même pendant les jeux olympiques – mais jamais rien ne sera aussi fort que 1998.

Sauf peut-être … 2018 !!!

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Âme curieuse et téméraire, prête à tout pour satisfaire sa curiosité et son incapacité à rester sur terre. Des mains pâtissières, un esprit imaginaire et des milliers d'idées à sortir sur la sphère.

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