Des Histoires de Meufs, #4.

CHAPITRE QUATRE — la vieillesse.

Je pense que d’une certaine façon, j’ai cru jusqu’au bout que j’allais y échapper. Perdue entre la fin de l’école de commerce, le début de la vie active et ce petit retour à zéro du début de l’année, j’ai vraiment cru que les années s’étaient arrêtées depuis mes vingt-cinq ans (ce que je réponds encore lorsqu’on me demande mon age, d’ailleurs).

Mais depuis une semaine, j’ai le malheur de l’avouer, je vois et je sens que je vieillis.

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Des Histoires de Meufs, #3.

CHAPITRE TROIS — les films d’amour.

J’avais besoin d’un dimanche au calme. Pour ranger tout ce que la semaine a entassé, cuisiner un peu mais aussi (et surtout) me caler dans le fond de mon canapé à regarder des films d’amour avec mon chat sur les genoux (chat pouvant être remplacé par chien, lapin, souris, pot d’haagen-dazs ou cookies). C’est à la fin du premier (oui, j’en ai vu plusieurs) que j’ai réalisé qu’une fois de plus nous les femmes : on se faisait avoir. Et pour deux raisons majeures.

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Des histoires de meufs, #2.

insoutenable

CHAPITRE DEUXl’attente interminable du texto.

Je me souviens encore de mon premier téléphone. C’était le vieux SONY de ma mère en noir et blanc. J’écrivais mes textos en T9, comptant chaque lettre pour m’assurer de n’en envoyer qu’un (on payait si cher un petit point de trop qu’on s’obligeait d’écrire en langage sms même si on ne le voulait pas). J’étais au lycée à l’époque (hors de question d’avoir un portable avant, ce qui valait bien des crises à la maison) et je me souviens très bien de ce premier stress du texto. Cette attente, ongles rongés, d’une réponse qui mettait toujours beaucoup trop de temps à arriver. Cet instant interminable où mes yeux ne quittaient pas l’écran du portable (même s’il était réglé au maximum du son pour être sûre de l’entendre). Ces longues minutes qui pouvaient durer des heures, qui nous semblaient des années entières.

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Des histoires de meufs, #1.

On n’en parle pas assez, de nos vérités. On se les raconte pendant des heures entre nous (en petit comité, en choisissant bien son audience), mais on ne va jamais jusqu’à l’avouer en public, encore moins l’écrire sur un blog. Mais je change les codes, j’en ai envie. Je lance une chronique sur nos histoires de meufs, pour parler ouvertement de tout ce qu’on n’ose pas dire, pour qu’on se reconnaisse, qu’on s’appelle, qu’on se fasse une bouffe, qu’on prenne dix shots. Qu’on le vive ensemble bon sang, et à fond !

CHAPITRE UN — la bonne dose de loose.

Il existe un phénomène incroyable (pas vraiment dans le bon sens du terme) qui agit sans aucune exception après une séparation (qu’elle soit voulue, ou non). C’est automatique, inévitable, involontaire et parfaitement insupportable. Ce n’est autre que cette bonne grosse dose de loose qui suit la rupture. Elle se matérialise sous plein d’aspects, sans qu’aucun ne nous plaise vraiment. Il est impossible de l’éviter, sous peine de se retrouver avec une bien plus grosse loose. Et c’est (bon pas que, certes, mais quand même) pour ça que pendant le mois qui suit l’événement tragique, on a l’impression que la terre entière nous en veut et nous fait payer la moindre erreur, le moindre faux-pas, la moindre bafouille de travers. Certaines diront que c’est le karma, d’autres diront que la loose attire la loose … Moi, je dirai que ce n’est qu’une phase à traverser tout comme on traverse les cinq autres phases du deuil (Summer les cite si bien : le déni, la colère, la tristesse, la nostalgie, l’acceptation) mais qu’on oublie juste de nous le dire (comme par hasard) pour éviter la démoralisation immédiate. Et en même temps, il y a de quoi mentir parce qu’enchaîner un mois de loose, c’est sacrément long.

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