Des histoires de meufs, #1.

On n’en parle pas assez, de nos vérités. On se les raconte pendant des heures entre nous (en petit comité, en choisissant bien son audience), mais on ne va jamais jusqu’à l’avouer en public, encore moins l’écrire sur un blog. Mais je change les codes, j’en ai envie. Je lance une chronique sur nos histoires de meufs, pour parler ouvertement de tout ce qu’on n’ose pas dire, pour qu’on se reconnaisse, qu’on s’appelle, qu’on se fasse une bouffe, qu’on prenne dix shots. Qu’on le vive ensemble bon sang, et à fond !

CHAPITRE UN — la bonne dose de loose.

Il existe un phénomène incroyable (pas vraiment dans le bon sens du terme) qui agit sans aucune exception après une séparation (qu’elle soit voulue, ou non). C’est automatique, inévitable, involontaire et parfaitement insupportable. Ce n’est autre que cette bonne grosse dose de loose qui suit la rupture. Elle se matérialise sous plein d’aspects, sans qu’aucun ne nous plaise vraiment. Il est impossible de l’éviter, sous peine de se retrouver avec une bien plus grosse loose. Et c’est (bon pas que, certes, mais quand même) pour ça que pendant le mois qui suit l’événement tragique, on a l’impression que la terre entière nous en veut et nous fait payer la moindre erreur, le moindre faux-pas, la moindre bafouille de travers. Certaines diront que c’est le karma, d’autres diront que la loose attire la loose … Moi, je dirai que ce n’est qu’une phase à traverser tout comme on traverse les cinq autres phases du deuil (Summer les cite si bien : le déni, la colère, la tristesse, la nostalgie, l’acceptation) mais qu’on oublie juste de nous le dire (comme par hasard) pour éviter la démoralisation immédiate. Et en même temps, il y a de quoi mentir parce qu’enchaîner un mois de loose, c’est sacrément long.

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